Leïb Rochman: Tenir et écrire, pour ne jamais taire

Par Linda Lê (en attendant Nadeau)

Des écrits enterrés pour que survivent les témoignages : dans Le Déluge et Journal 1943-1944, Leïb Rochman lutte contre les « effaceurs » des existences passées. Et s'il écrit en yiddish, c'est pour donner aux disparus des mots comme des linceuls.

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Comment invoquer l’inimaginable ? se demande Georges Didi-Huberman dans Images malgré tout. Et d’ajouter que nous devons imaginer ce que fut l’enfer de la Shoah, « comme une dette contractée envers les paroles et les images que certains déportés ont arrachées pour nous au réel effroyable de leur expérience ». À ces dépositaires de l’Holocauste, il oppose ceux qui utilisent par opportunisme une certaine « imagerie » de l’Anéantissement.