Retour sur la vocation racialiste, donc inégalitaire, de la République française

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Agitée comme une gousse d’ail censée chasser le racisme de par son essence même, la République ne résiste pas à l’examen critique. Racialiste et colonialiste, elle étouffa l’altérité sous le poids de sa prétendue mission civilisatrice.

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«Quand j’entends le mot racisme, je sors ma République ! » Ainsi se résume l’angle mort doublé de la foi du charbonnier d’une grande partie des élites, comme du sens commun, en France. Le racisme serait l’envers de la République et la République le remède au racisme. Une telle réaction, pavlovienne, apparaît siamoise de la question de Vichy, longtemps pierre d’achoppement gaullo-mitterrandienne, transformée en catéchisme national : pas question d’établir la moindre corrélation entre Pétain et la République, celui-là fut la négation de celle-ci. Aucun rapport. Aucun compte à rendre. Circulez, il n’y a rien à se reprocher.