Gigi Riva ou le sens footballistique du tragique

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Un tir au but peut-il changer le cours de l’Histoire ? Avec Le Dernier Penalty (Seuil), l’auteur italien – homonyme d’un grand joueur des années 1960 – revient 25 ans plus tard sur les derniers jours de la Yougoslavie multiethnique, laissant entrevoir l’imminence de la guerre par l’entrebâillement d’une porte de vestiaire, celui de l’équipe nationale lors de la coupe du monde de 1990 en Italie.

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C’est un petit morceau d’Histoire, mais une grande tragédie humaine, que Gigi Riva a publié au début de l’été. Dans un court récit ciselé comme un polar, le célèbre journaliste italien (il est rédacteur en chef de l’hebdomadaire L’Espresso) file la parabole du Dernier Penalty, celui de Faruk Hadzibegic lors du quart de finale du mondial 1990 contre l’Argentine. En arrière-plan, ce sont les derniers jours de la Yougoslavie qui se jouent, comme un drame théâtral, dans le huis clos fataliste d’un vestiaire.