Dominique Fernandez: «Je ne comprends toujours pas pourquoi mon père a été collabo»

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Dominique Fernandez, de l'Académie française, publie, mercredi 14 janvier, un livre qu'il portait en lui depuis le 2 août 1944, quelques jours avant ses 15 ans, à la mort de son père, Ramon Fernandez. Cet esprit fin et chaleureux, qui impressionnait autant Gide que Mauriac, fut un excellent critique, un piètre père, un collaborateur revendiqué durant l'occupation nazie. Impossible biographie ou roman accompli, Ramon se lit comme une récapitulation sereine et pourtant vibrante. Entretien avec l'auteur.

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Dominique Fernandez, né en août 1929, publie, mercredi 14 janvier, Ramon (812 p., Grasset, 24,90 €), une biographie de son père, Ramon Fernandez (1894-1944), écrivain et surtout critique littéraire impressionnant par sa culture, son jugement et ses amitiés (il côtoie tous les grands) de l’entre-deux-guerres, pilier de La NRF et des éditions Gallimard, animateur des Décades de Pontigny, ces colloques intellectuels et littéraires que rassemblait Paul Desjardin dans son abbaye de l’Yonne.