Faux-semblants et vraies violences: «Asymétrie», de Lisa Halliday

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Le premier roman de Lisa Halliday s’inspire de sa liaison avec l’écrivain Philip Roth. Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut le lire : il faut le lire parce que c’est un très bon livre qui cache son jeu.

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Le dispositif est d'une simplicité absolue. Il tient tout entier dans son titre, Asymétrie. Le déséquilibre des rapports – entre un homme et une femme, entre l'Orient et l'Occident – donne un roman à la forme parfaitement balancée – comme si on avait fait plier la rage d'un film expérimental pour qu'elle rentre dans les cadres simples et élégants d'une fiction hollywoodienne mainstream.