Au Théâtre de la Colline, Henrik Ibsen est radicalement décrypté

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Jusqu'au 16 janvier au Théâtre national de la Colline à Paris (puis en février à Rennes et à Reims), Stéphane Braunschweig présente deux pièces de Henrik Ibsen ainsi mises en un étrange parallèle: Rosmersholm et Une maison de poupée.

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Henrik Ibsen (1828-1906) avait tout pressenti. Freud en était baba. Joyce se mit au norvégien pour le traquer dans le texte. Et la France sut se l’accaparer comme un chaînon manquant. Aurélien Lugné-Poe (1869-1940) monta plusieurs pièces, il alla même se produire avec sa troupe devant le maître, qui lui déclara: «On ne comprend pas assez: un auteur de passion doit être joué avec passion, point autrement.»