A Villeurbanne, le Théâtre national populaire boit la tasse sans se noyer

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Gros plan sur un théâtre en souffrance : le TNP de Villeurbanne, dirigé par Jean Bellorini. À travers le destin d’une pièce de Valère Novarina, écrite à l’automne 2019 et publiée en octobre 2020 chez POL, passée de promesse d’Avignon à laissée-pour-compte le temps d’une pandémie. Être ou ne pas être au bout de ses peines ?

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Villeurbane (Rhône). – Les mots qui résonnent dans un théâtre vidé de ses spectateurs par l’épidémie que l’on sait ne peuvent que prendre une force singulière. Que dire alors des mots de Valère Novarina ? Au Théâtre national populaire (TNP) de Villeurbanne, qui n’en finit pas de remettre sur le métier, au gré des interdictions gouvernementales, Le Jeu des ombres dans la mise en scène de Jean Bellorini, des répliques donnent le vertige : « Souhaitons au lendemain d’avoir lieu. » Ou alors : « Et je continuerai à vivre, uniquement pour me venger d’exister. » Ou encore : « Que vas-tu faire là-bas ? — Fermer la paupière du monde. »