Joseph Andras: «Me coltiner le réel, c’est la seule chose que je sache faire»

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Avec deux nouveaux récits, Au loin le ciel du Sud et Ainsi nous leur faisons la guerre, Joseph Andras poursuit sa réflexion poétique et politique sur la révolte et les mécanismes de domination. On y croise le jeune Hô Chi Minh à Paris, les barricades des « gilets jaunes » et une vache ardennaise en cavale. Entretien.

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Trois ans après la publication de Kanaky, enquête poétique et politique sur les traces d’Alphonse Dianou, deux nouveaux récits de Joseph Andras viennent de paraître aux éditions Actes Sud. Deux textes courts, ciselés et radicaux, dans lesquels l’auteur traverse Paris sur les pas du jeune Hô Chi Minh (Au loin le ciel du Sud), croise bon nombre d’autres colères et dresse trois tableaux autour de la cause animale qu’il dédie « aux mutins, aux déserteurs, aux saboteurs et aux pacifistes » (Ainsi nous leur faisons la guerre). Entretien avec un auteur révolté et rare, dans tous les sens du terme.