Theodor Plievier, un écrivain dans l’Europe barbare

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Il est aujourd’hui oublié. Mort en 1955, le romancier allemand fut l’un des témoins les plus passionnés et passionnants du demi-siècle qui vit l’Europe se perdre dans l’horreur de deux guerres mondiales et de la barbarie nazie. Retour sur ce parcours exceptionnel d’un jeune anarchiste qui, devenu cible des nazis, fuit en URSS et va devoir travailler avec l’Armée rouge avant de passer à l’Ouest. Premier volet de notre série en cinq épisodes sur l'un des écrivains allemands les plus lus au mitan du XXe siècle.

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Il s’appelle Theodor Plievier et, reconnaissons-le, son nom est tombé dans un profond oubli. Il fut pourtant l’un des écrivains allemands les plus lus dans les années 1930 puis dans l’après-guerre. Plievier n’était pas que romancier. Les intellectuels l’ennuyaient, il se méfiait des partis politiques, détestait les grandes théories et regardait l’humanité au niveau des individus : des êtres de chair, de sang, de malheur, de misère, de révolte face, justement, à l’immense inhumanité de ce que fut en Europe la première moitié du XXe siècle.