José Parlá, plaies et traces picturales

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Saturation de langages et d'écritures cryptées et métissées, matière urbaine détériorée, politique, traces, spectres, absence : José Parla prolonge en peinture les mots et les maux qui lacèrent les murs des rues, cherchant « du sens dans les ruines des villes », de Miami à NYC en passant par Cuba. Quatrième volet d'une série de reportages vidéo sur les artistes et NYC.

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Les murs parlent, l'artiste José Parlá rend leurs paroles picturales. Accumulation et superpositions d'écritures complexes, zones de saturation et de vide, répétition et destruction, brutalité et fragilité de la matière (gesso teinté, peinture, lambeaux de papiers déchirés) : Parlá réplique en atelier ce qui se joue nuit et jour dans la matière brute de la rue. Protection, enfermement, séparation, lamentations, signatures, messages d'amour, de haine, publicités, propagandes, ruines : à chaque société ses murs et leurs charges politique et sociale. « Qui laisse une trace laisse une plaie », écrivait Henri Michaud. Alors José Parlá fait siennes ces traces et ces plaies du monde dans des peintures à la frontière du réalisme et de l'abstraction. Entretien vidéo en action, entre Downtown et Brooklyn.