Edschmid, Riboulet : lutte armée et corps à corps

Ces deux livres-là ont attendu quarante ans avant d’être écrits. Dans l’un, La Disparition de Philip S., Ulrike Edschmid relate le passage de son compagnon à la lutte armée et le Berlin alternatif. Dans l’autre, Entre les deux il n’y a rien, Mathieu Riboulet dit comment il a hérité de cette courte période, action violente et affranchissement des corps, avant les défaites. Extraits des romans en fin d'article.

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Entre les deux il n’y a rien, c’est le titre du livre que publie Mathieu Riboulet. C’est, aussi, un passage de la dernière lettre de Holger Meins, prisonnier de la Rote Armee Fraktion (RAF, Fraction armée rouge), mort en grève de la faim dans une prison allemande le 9 novembre 1974. « Ou bien homme, ou bien porc / Ou bien survivre à n’importe quel / prix ou bien la lutte à mort / entre les deux il n’y a rien. » Entre les deux livres dont il va être question, il y a beaucoup. Et pas seulement parce que Holger Meins, ami de l’une et référence de l’autre, apparaît dans les deux textes. Il ne s’agit pas ici d’une rencontre thématique, mais de bien plus : un écho, un dialogue.

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