La Restitution, ou l’atelier d’écriture pure et dure

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Durant dix mois, l’écrivain Franck Magloire, avec la comédienne Caroline Girard, a dirigé un atelier d’écriture au sein de l’hôpital Fernand-Widal, à Paris. Atelier, écriture : quand les mots retrouvent leur sens, et les sens, leurs mots. Ce n'est pas fréquent du tout. On peut lire, regarder, on peut écouter.

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L’une des premières choses que le docteur Hispard, service addictologie, a dites à ces deux-là, venus le rencontrer pour monter un atelier d’écriture, fut : « Ne vous prenez pas pour des thérapeutes. » Ça tombait plutôt bien, parce que Franck Magloire, bénéficiaire d’une « résidence d’écriture » financée par la Région Île-de-France, serait plutôt « littérature pure et dure ». Ce n’est pas qu’il se fiche des gens, de leurs addictions, du malheur, ou qu’il n’en sache rien. Plutôt l’inverse : la littérature est aussi mise à distance de ce qui nous tue.