Jeffrey Eugenides écrit dans Le Roman du mariage (à paraître le 3 janvier 2013 aux éditions de l’Olivier) que « Nietzsche n’était pas contre le christianisme, contrairement à ce que tout le monde pense. Il estimait simplement qu’il n’y a eu qu’un seul chrétien : le Christ. Après lui, terminé ». Terminé ? Pas si sûr, à voir la liste impressionnante de Jésus dans les parutions récentes. Après le Nouvel Évangile new-yorkais de James Frey, c’est un véritable « tous en chœur, maintenant » qui s’empare de la fiction. Un chœur dont le Christ donnerait le la avec Mon ami Jésus, Jésus Man, Jésus dans le brouillard, L’Art de la résurrection, Soap Apocryphe, Le Sens du calme… Et l’on annonce même une Entrée du Christ à Bruxelles et un Temps de la Passion, une série de textes apocryphes, non canoniques, peu catholiques et souvent totalement barrés.