Rambaud habille Macron pour l’hiver

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Patrick Rambaud, après avoir étrillé Nicolas Sarkozy puis rapetissé encore davantage François Hollande, se mesure au président Macron dans Emmanuel Le Magnifique (Grasset). L’écrivain brandit son flambeau face au foudre de Jupiter.

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À Mediapart, nous suivîmes non sans entrain la chronique du « règne » de Nicolas Sarkozy, mitonnée avec un style grand genre et une écriture grand siècle par le facétieux Patrick Rambaud. L’écrivain s’était pris au jeu de ressusciter « La Cour », cette rubrique du Canard enchaîné que tint, de 1960 à 1969 (cela devint « La Régence » sous Pompidou), Roger Fressoz alias André Ribaud. Saint-Simon et le cardinal de Retz servaient de modèle à une plume trempée dans le curare. Exemple entre mille, cette description politico-métaphysique du premier ministre Michel Debré, en 1961 : « Il n’était au vrai qu’un cheval d’aucune race, prompt à tous les attelages, à être bâté de toute charge, à hâler n’importe quoi jusqu’à bout d’échine pourvu que le Roi, mais le Roi seul, lui fît sentir rudement le bridon et le fouet. M. le Prince était né sujet. »