Le centenaire de Verdun pour les campanules

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La France ne sait plus sur quel pied commémorer la Première Guerre mondiale. Une foutaise irénique avait été forgée en 2014 : la guerre (d'hier), c'est la paix (d'aujourd'hui). L'année qui suit les attentats de 2015, que faire de la bataille de Verdun ? La planter, comme une fleur, sur les Champs-Élysées...

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La commémoration de la guerre est une affaire trop grave pour être confiée aux politiques. Malgré le travail mené à l'échelon national par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale sous la houlette de son directeur général, Joseph Zimet, le résultat est assez niaiseux. Ou bien les édiles, sur leur lancée séculaire, héroïsent à outrance « le sacrifice des poilus ». Ou alors, conseillés d'enfourcher un autre dada pour éviter les ornières ringardes, les élus entonnent en chœur leur petit couplet orwellien : la guerre c'est la paix. Embrassons-nous Folleville, comme Mitterrand et Kohl en 1984 à Verdun ! La tragédie d'hier, c'est du bonheur pour demain...