«L’intérêt des peuples pour la liberté des autres peuples»

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Assiste-t-on à un « printemps des peuples » en automne ou les révoltes qui agitent plusieurs pays ne constituent-elles que des coïncidences, tant les situations sont singulières ? Réponse avec le philosophe Jean-Claude Monod, auteur de L’Art de ne pas être trop gouverné, qui étudie les « crises de gouvernementalité », hier et aujourd’hui.

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Jean-Claude Monod, directeur de recherche au CNRS, enseigne la philosophie à l’ENS de Paris. Après un livre remarqué intitulé Qu’est-ce qu’un chef en démocratie (Le Seuil, 2012) consacré aux « politiques du charisme », il publie L’Art de ne pas être trop gouverné, une formule empruntée à Michel Foucault qui le guide dans sa réflexion sur les « crises de gouvernementalité » contemporaines, les ressorts de la crise d’un État néolibéral de plus en plus autoritaire et la configuration possible de luttes et de résistances « à l’articulation du gouvernement de soi et du gouvernement des autres ». Pour Mediapart, il revient sur l’embrasement du monde auquel nous assistons en ce moment.