«Histoire de la colonne infâme», ou comment faire face à la peste du mal

Par

À Milan en 1630, des hommes sont accusés d’avoir volontairement répandu la peste : ils sont atrocement torturés et mis à mort ; une colonne est érigée pour marquer leur infamie. Deux siècles après, Alessandro Manzoni, le plus célèbre romancier italien du XIXe siècle, contre-enquête.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Les juges qui, à Milan, en 1630, condamnèrent à d’abominables supplices certains individus accusés d’avoir propagé la peste par des stratagèmes aussi insensés qu’horribles, estimèrent avoir accompli une chose si digne de mémoire qu’[…] ils disposèrent qu’on érigerait une colonne, laquelle devrait s’appeler infâme, munie d’une inscription qui ferait connaître à la postérité et le crime et la peine infligée. Et, sur ce point, ils ne firent point erreur : ce jugement fut vraiment mémorable. »