«Un peuple et son Roi»: Pierre Schœller et les chaleurs de l’Histoire

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Sortie en salle du troisième long métrage, très attendu, de Pierre Schœller. Un peuple et son Roi va de la prise de Bastille à la mort de Louis XVI. Un trajet simple, et connu, pour un film qui est tout l'inverse : complexe, inédit, inégal.

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Un peuple et son Roi est un drôle de film. Très beau à certains endroits, il l’est nettement moins à d’autres. À d’autres encore, il frôle le ratage. Pierre Schœller raconte ce qui s’est joué entre la prise de la Bastille et – spoiler alert – la mort de Louis XVI. Filmant la Révolution après tant d’autres, de Jean Renoir à Sofia Coppola, de l’immortelle Marseillaise à la tarte Marie-Antoinette, le cinéaste a voulu saluer l’espoir et le désir de liberté qui se sont alors emparés du peuple français. Il l’a fait en pensant à hier, mais aussi en pensant à aujourd’hui. Aux étourdis, le carton annonçant « cette insurrection qui vient » l’indique avec une transparence un tantinet forcée.