Comment rester à Cuba, le dilemme de Padura

Par Melina Balcazar (En attendant Nadeau)

En suivant le destin d’une vingtaine de personnages réunis autour d’un groupe d’amis qui, pour beaucoup, sont partis en exil, « Poussière dans le vent » est sans doute l’un des livres les plus personnels de Leonardo Padura, celui dans lequel sa vision du Cuba postrévolutionnaire s’exprime le plus clairement. 

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À la question récurrente « Pourquoi êtes-vous resté à Cuba ? » Leonardo Padura répond à chaque fois sans hésitation aucune : « Je reste ici parce que cest mon pays, je suis arrivé dabord, avant le régime au pouvoir. Je suis cubain jusqu’à la moelle. Et cette réalité mest indispensable pour écrire. »