Aux côtés de Nicolas Klotz, en quête du «cinéma qui vient»

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Avatar, de James Cameron, est la meilleure réponse que pouvait trouver Hollywood au piratage des films: offrir du cinéma en relief pour redonner aux plus jeunes le goût de la salle. D'autres expériences, à une tout autre échelle, tentent de renouer avec une certaine pratique de la salle de cinéma, comme lieu d'expériences, de créations et de débats. Depuis six mois, Mediapart a suivi la fabrication, à ciel ouvert, de salle en salle, du prochain film de Nicolas Klotz, le réalisateur de La Question humaine (2007). Récit.

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A la sortie en salles du Diable probablement, en 1977, Robert Bresson a, dit-on, poussé ce cri : «Ce qui m'a poussé à faire ce film, c'est le gâchis qu'on a fait de tout. C'est cette civilisation de masse où bientôt l'individu n'existera plus. Cette immense entreprise de démolition où nous périrons par où nous avons cru vivre.» A l'écran, le quotidien d'une bande de jeunes militants en révolte, écolos dans un après-Mai 68 incertain. Surtout, il y a Charles (Antoine Monnier), qui se sent «coupable sans l'être», ne voit plus «l'issue», se détache du groupe et se tue. Un suicide, ou presque : c'est la nuit au cimetière du Père-Lachaise, et un ami, junkie, à sa demande, l'assassine. Une balle puis deux autres. Dans le dos. Fin.