Sylvain Prudhomme érige l’autostop en art

Par

Sylvain Prudhomme, qui a connu les plaisirs du voyage et des croisements, raconte dans Par les routes, son huitième roman, une France qui sait ouvrir sa portière.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Se planter sur une aire d’autoroute, brandir un petit carton portant un nom de destination et attendre le conducteur bienveillant qui envisagera de partager pour quelques minutes ou quelques heures l’étroit habitacle de sa voiture avec un parfait inconnu. L’autostop évoque plutôt les années 1970, les nationales sillonnées en 4L, le camionneur sympa rencontré au Restoroute. Pourtant, il arrive encore qu’on aperçoive des silhouettes au pouce levé aux abords d’une voie rapide. Dans son nouveau roman, Sylvain Prudhomme fait de ce moyen de transport un art, pas comme un esthète nostalgique d’une époque révolue, tout au contraire : l’autostop comme art contemporain de la France des ronds-points.