Altermondialisme et islam politique: la gauche face aux conservatismes

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Alors que le Forum social mondial de Tunis replie ses tentes, samedi 30 mars, la gauche “alter” et les partis islamiques, qui occupent le pouvoir, en Tunisie ou en Égypte, à la faveur des processus électoraux post-révolutionnaires, se regardent en chiens de faïence. L'islam politique se présente sous un jour de plus en plus conservateur, tandis que, dans toute une partie de la gauche, une « révolution conservatrice », portant sur le féminisme, la laïcité et l'athéisme, serait à l'œuvre.

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Quasiment personne, au Forum social mondial (FSM) de Tunis, ne se revendique comme islamiste et altermondialiste tout à la fois. Même Tariq Ramadan, qui continue d'incarner, aux yeux de beaucoup, l'épouvantail même de « l'islamo-gauchisme », refuse ce genre de qualification lorsqu'il est interrogé par Mediapart : « Musulman, oui. Islamiste, non. Altermondialiste, j'espère, même si on ne sait plus exactement ce que ça veut dire. »