La bataille des idées pour 2012 passera-t-elle par les think tanks?

Par et
En France, on n'a jamais vraiment réussi à traduire le terme de «think tank». Sans doute parce que leur réalité a du mal à prendre dans le système politique français, où les think tanks demeurent des modèles réduits de ce qui existe de l'autre côté du Rhin, de l'Atlantique ou de la Manche. Pourtant, dans la perspective de 2012, quelque chose bouge du côté des boîtes à idées. Enquête en trois volets.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle de 2007, déjà convaincu de sa victoire prochaine, Nicolas Sarkozy affirme, dans une interview au Figaro: «Depuis 2002, j'ai engagé un combat pour la maîtrise du débat d'idées. (...) Et la violence de la gauche à mon endroit vient du fait qu'elle a compris de quoi il s'agissait. (...) Au fond, j'ai fait mienne l'analyse de Gramsci: le pouvoir se gagne par les idées. C'est la première fois qu'un homme de droite assume cette bataille-là.»