Retirer la nationalité sous Vichy

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Le régime de Vichy procéda à la dénaturalisation de plus de 15 000 personnes qui avaient acquis la nationalité française pendant l’entre-deux-guerres. Portée par une soif de revanche contre la République, cette politique fut mise en œuvre pour exclure de la communauté nationale les individus que le régime désignait comme ses ennemis.

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Claire Zalc est historienne, chargée de recherches au CNRS (IHMC). Elle s’intéresse à l’histoire sociale de l’immigration et des entrepreneurs étrangers, ainsi qu’à l’histoire des populations juives pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a notamment publié Melting Shops. Une histoire des commerçants étrangers en France (Perrin, 2010), et, avec Nicolas Mariot, Face à la persécution. 991 Juifs dans la guerre (Odile Jacob, 2010). Elle a soutenu en décembre 2015 une habilitation à diriger des recherches, dont le volume inédit s’intitule « Des relations de pouvoir ordinaires. Les dénaturalisations sous Vichy » (à paraître au Seuil, en septembre 2016, sous le titre Dénaturalisés. Les retraits de nationalité sous Vichy).