Identité et biologie

Cinq enquêtes scientifiques qui démontrent que ce que l'on dit être soi... ne va pas forcément de soi.

1- Identité et biologie: les désillusions du gène

Contrairement aux apparences, ces deux souris sont des clones. © Emma Whitelaw, université de Sidney Contrairement aux apparences, ces deux souris sont des clones. © Emma Whitelaw, université de Sidney

Dix ans après l'achèvement du séquençage du génome humain, l'idée que l'ADN suffit à expliquer l'identité d'un individu est abandonnée. Car toute construction d'un organisme fait appel à des interactions complexes entre le patrimoine génétique et l'environnement.

Premier volet d'une série d'enquêtes sur ce que dit la biologie de l'identité.

Texte: Nicolas Chevassus-au-Louis. Vidéo: Sophie Dufau

2- Identité et biologie: ces autres qui sont en nous

Chimère chèvre/mouton, obtenue en laboratoire par la fusion de deux cellules oeufs. © Gary P. Anderson, université de Californie à Davis Chimère chèvre/mouton, obtenue en laboratoire par la fusion de deux cellules oeufs. © Gary P. Anderson, université de Californie à Davis

Dans notre corps, on trouve nos propres cellules, mais aussi celles de notre mère, et éventuellement de nos frères et sœurs aînés. Et les mères gardent très longtemps les cellules de l'enfant qu'elles ont porté. La découverte récente de cette face cachée du corps humain permet à un éminent chercheur de nous dire: «L'autre est une partie constitutive de notre identité.»

Deuxième volet d'une série d'enquêtes sur ce que dit la biologie de l'identité.

Texte: Nicolas Chevassus-au-Louis. Vidéo: Sophie Dufau

3- Identité et biologie: où s'arrête le moi?

Entretien vidéo accessible dans le corps de l'article Entretien vidéo accessible dans le corps de l'article

Un être humain, qui ne peut vivre sans les milliards de bactéries qui peuplent son corps, est-il un individu? Ne faut-il pas plutôt considérer l'écosystème que son corps forme avec ces bactéries comme le véritable individu? En biologie aussi, la question des frontières est épineuse.

Troisième volet d'une série d'enquêtes sur ce que dit la biologie de l'identité.

Texte: Nicolas Chevassus-au-Louis. Vidéo: Sophie Dufau

4- Identité et biologie: cet étranger que l'on fait soi

le ver de la bilharziose le ver de la bilharziose

L'invention des greffes d'organes est née des recherches sur le système immunitaire et la défense du corps sur ce qu'il perçoit comme non soi. Mais les choses ne sont pas aussi immuables et ce qui était du soi peut devenir étranger, tout comme ce qui est aujourd'hui perçu comme étranger peut demain être reconnu comme étant du soi...

Quatrième volet d'une série d'enquêtes sur ce que dit la biologie de l'identité.

Texte: Nicolas Chevassus-au-Louis. Vidéo: Sophie Dufau

5- De l'identité biologique à l'identité nationale?

Quand les immunologistes parlent de “défendre le soi contre le non soi”, présumé étranger voire hostile, leur vocabulaire induit une forme de pensée. Comme toute science, la biologie est aussi une science sociale dont le discours s'inscrit dans son époque.

Texte: Nicolas Chevassus-au-Louis. Vidéo: Sophie Dufau