Au-delà de l'économie marchande

La croissance ne sera jamais plus la même, la planète ne peut plus la supporter. Ils ont choisi de quitter le système et s'essaient à construire un avenir au-delà de l'économie marchande. Ils ont tout abandonné, travail, emploi, maison.Ils veulent en finir avec l’emploi, avec le salariat tel qu’on le connaît. Entre troc et récup, ils bâtissent des réseaux parallèles, reposant sur le don et l'entraide. En Auvergne, en Saône-et-Loire, dans le Finistère sud, en région parisienne, ils ont entre 23 et 62 ans, ont parcouru le monde, fondent des communautés, et nous racontent leur histoire. Reportage en quatre articles.

Vivre de squat, d'échanges et récup'

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La « vigne co' ». Juin 2016 © Pierre Puchot La « vigne co' ». Juin 2016 © Pierre Puchot

Gaillac, 14 000 habitants au nord-est de Toulouse. Ancien OS d’Airbus, Fabrice roule à l’huile de friture et vit en autonomie. Justine s’y essaie. Comme d’autres, ils tentent de se construire un ailleurs, au-delà du monde marchand, et de recréer un dialogue après les événements autour du projet de barrage de Sivens, qui ont durablement marqué la région. Premier article de notre série « Au-delà de l'économie marchande ».

Eotopia, pour vivre sans argent

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Dominique et Roman, place de la République à Paris, juin 2016. © PP Dominique et Roman, place de la République à Paris, juin 2016. © PP

Ils quittent tout, travail, emploi, vendent leur maison pour fonder une communauté basée sur l'économie du don. Ils viennent du Loir-et-Cher, de la région parisienne, des Hauts-de-France, de Franche-Comté ou d'Auvergne, et même du Mexique, dans les pas de Benjamin Lesage, qui a voyagé cinq ans sans argent et s'efforce de vivre ainsi. Mediapart les a rencontrés et suivis, avant et sur le lieu qui servira à l'établissement de leur communauté.

Etre vegan et autosuffisante alimentaire

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Lucie. Châtenay-Malabry. Juin 2016 © PP Lucie. Châtenay-Malabry. Juin 2016 © PP

Partie pour faire carrière dans le paysagisme, Lucie a refusé de signer son premier CDI il y a trois ans. Depuis, plus de salariat, plus de travail. Seulement du « woofing » et des rêves de vie en communauté pour cette « misanthrope » « très sociable » de 23 ans, dont le but est désormais de « vivre en faisant le moins de mal possible à la planète ».   

Vivre du troc et de l'entraide

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 © PP © PP

 Cadre en milieu associatif à Paris, Clémence, 30 ans, a tout quitté pour aller à Plobannalec-Lesconil faire du pain sain, bon, à base de farine bio et locale. Là, en plein pays bigouden, elle vit avec Benjamin, Solène et Bob, l’âne-maraîcher, et tente de vivre d’une activité où le don est essentiel.