Etre vegan et autosuffisante alimentaire

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Partie pour faire carrière dans le paysagisme, Lucie a refusé de signer son premier CDI il y a trois ans. Depuis, plus de salariat, plus de travail. Seulement du « woofing » et des rêves de vie en communauté pour cette « misanthrope » « très sociable » de 23 ans, dont le but est désormais de « vivre en faisant le moins de mal possible à la planète ».   

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Il pleuvait ce jour-là sur Châtenay-Malabry, sur toute la banlieue parisienne d’ailleurs. Parfois, quelques rayons de soleil perçaient, redonnant un peu de lustre au gazon de la copropriété. Une chaleur soudaine, un peu moite, emplissait alors l’atmosphère, et avec elle, la rage, la colère à peine contenue, le discours comme un geyser, les mots qui claquent et le débit rapide. Lucie avait envie de parler, de dire sa « misanthropie », son dégoût de cet « homme qui détruit la planète », nous projetant ainsi à « quelques centimètres de l’apocalypse » écologique.