Enquête sur une droite en pleine dérive

A huit mois de la présidentielle, élus, ex-élus, militants et sympathisants sont inquiets: quel sera le projet de l'UMP? La majorité présidentielle n'a jamais été autant hétérogène et divisée. Reportage à Marseille avec Dominique Tian, député de la Droite Populaire, partisan d'une campagne résolument à droite.

Voyage chez des militants et acteurs d'une droite en pleine dérive

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A huit mois de la présidentielle, la base de l'UMP est inquiète. Patrons de fédérations, députés, élus (ou ex-élus) ont conscience que la réélection de Nicolas Sarkozy sera «difficile» car il «a suscité des déceptions». Ils racontent leur inquiétude par rapport à «une campagne qui n'a pas démarré», «une machine UMP endormie», un «projet inexistant» et un FN omniprésent. Premier volet d'une enquête que nous poursuivrons toute la semaine.

Ces électorats qui pourraient lâcher Sarkozy

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Nicolas Sarkozy a déçu dans son propre électorat. Les classes moyennes, les ouvriers, les agriculteurs, l'électorat centriste se sont éloignés du chef de l'Etat pendant son quinquennat. Ce constat, c'est la base de l'UMP elle-même qui l'établit. L'expliquant parfois par la crise, mais pas seulement. Deuxième volet de notre plongée dans les fédérations du parti.

«La campagne 2012 se fera à droite»

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Elus de droite, ex-élus, militants et sympathisants sont inquiets: quel sera le projet de l'UMP? La majorité présidentielle n'a jamais été autant divisée. Reportage à Marseille avec Dominique Tian, député de la Droite populaire.

Dans le Maine-et-Loire, les centristes de l'UMP ne cachent plus leurs doutes

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Michel Piron © Valentine Oberti Michel Piron © Valentine Oberti
Dans le Maine-et-Loire, les élus UMP mais centristes prennent de plus en plus leurs distances avec Nicolas Sarkozy, à l'image du député Michel Piron.

Nicolas Sarkozy: les deux stratégies pour 2012

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N. Sarkozy et A. Juppé © Reuters N. Sarkozy et A. Juppé © Reuters

Nicolas Sarkozy a arrêté de penser que la faiblesse de la gauche lui permettra d'emporter un second mandat. Le voici face à deux stratégies: celle d'une droitisation et d'un populisme assumé pour provoquer un nouveau 21 avril; ou bien celle d'une union nationale avec les chiraquiens et les centristes. Faut-il voir un signe dans le retour d'Alain Juppé au centre du dispositif et dans le revirement de Dominique de Villepin?