Voyage chez des militants et acteurs d'une droite en pleine dérive

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A huit mois de la présidentielle, la base de l'UMP est inquiète. Patrons de fédérations, députés, élus (ou ex-élus) ont conscience que la réélection de Nicolas Sarkozy sera «difficile» car il «a suscité des déceptions». Ils racontent leur inquiétude par rapport à «une campagne qui n'a pas démarré», «une machine UMP endormie», un «projet inexistant» et un FN omniprésent. Premier volet d'une enquête que nous poursuivrons toute la semaine.

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Ils sont la base du parti. Ce sont des responsables des fédérations départementales, des députés, des élus (ou ex-élus) locaux. En juin 2008, juste avant la crise et après un an de Sarkozy, ils racontaient à Mediapart l'hémorragie de militants, le manque de vie dans le parti, l'exaspération du président bling-bling, l'impatience par rapport au pouvoir d'achat, l'envie de voir les réformes «avancer plus fort, plus vite» (lire notre enquête ici et ).