Les Wayana, «oubliés de la République »

Ils sont au nombre d'un millier à vivre dans le grand sud guyanais. Dans la région du « haut-Maroni », on compte cinq villages principaux et quelques hameaux. Les Amérindiens de cette zone (majoritairement des Wayana, ainsi que des Teko. des Apalaï et des Tiriyo) voient leur territoire sous-doté, et leurs revendications sont peu relayées politiquement, alors que leur système de vie, rural, forestier, culturel et collectif est en rupture avec le reste de Guyane, de la France et de l'Europe.

Dans le Haut-Maroni, l’électricité remplace enfin la lampe frontale

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Un carbet raccordé, dans le Haut-Maroni. © Association Kwala Faya Un carbet raccordé, dans le Haut-Maroni. © Association Kwala Faya

Quatre ans après l’arrivée de la téléphonie mobile française, les 250 familles wayana, teko et apalaï du Grand Ouest guyanais accèdent peu à peu à l’électricité. Une opération d’envergure d’électrification des sites isolés s’achève, après des années de retard.

Le manioc en Guyane, une plante de vie et une économie vitale

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Jolanda Opoya dans son abattis. Au premier plan, le manioc. © MB Jolanda Opoya dans son abattis. Au premier plan, le manioc. © MB

Marqueur patrimonial par excellence de la Guyane, le manioc est l’un des trésors de la culture amérindienne. Ce tubercule est aussi le garant de la relative indépendance économique des habitants de la Guyane méridionale.

Face à l’éloignement de Cayenne et Paris, le besoin d’un échelon communal

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Pour aller au bureau de vote de Taluen, les habitants se déplacent en pirogue. © MB Pour aller au bureau de vote de Taluen, les habitants se déplacent en pirogue. © MB

Fatigués de n’être jamais entendus par la classe dirigeante, les Wayana, Teko et Apalaï du Haut-Maroni veulent peser sur les choix politiques et l’aménagement du territoire. Ils réclament aussi la création d’une commune propre.

Le défi de l'éducation nationale dans le Haut-Maroni

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Écoliers qui passent devant le tukusipan (carbet communautaire) à Taluen. © MB Écoliers qui passent devant le tukusipan (carbet communautaire) à Taluen. © MB

Cinquante ans après l’ouverture du premier établissement catholique dont le but était d’évangéliser les petits “sauvages” et de leur inculquer la langue et la culture françaises, l’éducation nationale et les collectivités de Guyane ne sont pas à la hauteur des enjeux et participent de la déstructuration des enfants du Haut-Maroni.