Les plats ou les boissons n’alimentent pas seulement les êtres humains, ils nourrissent aussi les passions nationalistes. De l’ananas, devenu le symbole de la résistance taïwanaise face à Pékin, au pisco, une eau de vie revendiquée à la fois par le Chili et le Pérou, en passant par le couscous, qui rassemble deux pays rivaux, l’Algérie et le Maroc, les relations diplomatiques entre pays peuvent finalement passer également par les goûts et les saveurs.
En février, les douanes chinoises ont décidé unilatéralement d’interdire l’importation d’ananas de Taïwan. La raison officielle ? Le fruit emblématique de l’île contiendrait des cochenilles, insectes nuisibles à l’écosystème. Mais pour Taipei, le geste est une offensive obstinément politique, destinée à faire pression sur l’île, considérée comme « rebelle » par Pékin.
La possible reconnaissance d’une indication géographique protégée par l’Union européenne a réveillé les tensions entre les deux pays, qui autrefois ne faisaient qu’un, autour d’un riz qu’ils sont les seuls à produire.
À qui appartient le pisco, une eau-de-vie produite à partir de distillats de jus de raisin ? Entre le Pérou et le Chili, la question divise depuis des décennies. Malgré des tentatives de rapprochement, le sujet enflamme toujours les esprits dans cette partie de l’Amérique du Sud.
Donald Trump, revenu au pouvoir en janvier 2025 pour un second mandat, et ses fidèles du mouvement Maga, remodèlent peu à peu le paysage informationnel des États-Unis. Destruction des faits, saturation de l’attention et complotisme sont leurs outils, partagés auprès de la mouvance identitaire et conservatrice…
Le Sénat se saisit en janvier 2026 de la proposition de loi sur l’aide à mourir, déjà adoptée par les députés. Parmi les exemples étrangers qui nourrissent le débat parlementaire, celui du Québec est emblématique : la province canadienne est l’endroit où l’aide médicale à mourir est la plus pratiquée…
Une fuite de plus de deux millions d’e-mails internes au ministère israélien de la justice, échangés entre 2009 et le printemps 2023, dévoile la stratégie tous azimuts du pays pour mener ce qu’il nomme une « guerre juridique » contre celles et ceux qui combattent les crimes israéliens devant la justice.…