Série Les nouvelles dérives de l’aide française au développement
L’Agence française de développement, symbole de la solidarité de la France envers le monde, multiplie les financements douteux, souvent dans la plus grande opacité. Que se cache-t-il derrière les milliards engagés? Disclose et Mediapart ont enquêté.
Sous prétexte d’aide au développement, Expertise France, une future filiale de l’Agence française de développement, fournit des armes et des formations à des militaires accusés d’exactions contre des civils au Sahel.
En République démocratique du Congo, l’AFD a financé pendant huit ans une plantation d’huile de palme dont les gérants et la société de gardiennage sont accusés de meurtres et d’accaparement des terres. Avant d’enfin prendre ses distances fin 2020.
La direction générale de l’AFD tente d’imposer une réforme du statut de ses agents moins protectrice pour ces derniers, et qui risque de creuser les inégalités entre salariés. Face à un dialogue social jugé « délétère », plusieurs syndicats ont claqué la porte.
En Afrique, l’Agence française de développement, symbole de la solidarité de la France envers le monde, finance à coups de milliards d’euros des projets dont les premiers bénéficiaires sont les entreprises françaises, et s’abrite derrière le secret bancaire pour ne pas dévoiler ses pratiques.
L’Agence française de développement veut contraindre les ONG à contrôler l’identité des bénéficiaires de ses aides, au nom de la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent. Cette pratique menace certains programmes d’urgence, selon 170 organisations.
Pour le chercheur Philippe Marchesin, auteur d’un livre récent sur l’aide publique au développement en France, « l’aide » française a historiquement toujours été opaque et intéressée. Il craint que la nouvelle loi sur le « développement solidaire », votée en août, ne change pas fondamentalement la donne.
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