Les nouvelles dérives de l’aide française au développement

L’Agence française de développement, symbole de la solidarité de la France envers le monde, multiplie les financements douteux, souvent dans la plus grande opacité. Que se cache-t-il derrière les milliards engagés ? Disclose et Mediapart ont enquêté.

Au Sahel, l’aide française au développement arme des militaires accusés d’exactions

Par et Anthony Fouchard (Disclose)
 © Photo Sia Kambou / AFP © Photo Sia Kambou / AFP

Sous prétexte d’aide au développement, Expertise France, une future filiale de l’Agence française de développement, fournit des armes et des formations à des militaires accusés d’exactions contre des civils au Sahel.

En RDC, l’huile de palme au mépris des droits humains

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 © Photo Anthony Fouchard / Disclose © Photo Anthony Fouchard / Disclose

En République démocratique du Congo, l’AFD a financé pendant huit ans une plantation d’huile de palme dont les gérants et la société de gardiennage sont accusés de meurtres et d’accaparement des terres. Avant d’enfin prendre ses distances fin 2020.

Au siège de l’Agence française de développement, un dialogue social « délétère »

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Au siège de l'Agence française de développement, à Paris, le 27 septembre 2021. © Sébastien Calvet / Mediapart Au siège de l'Agence française de développement, à Paris, le 27 septembre 2021. © Sébastien Calvet / Mediapart

La direction générale de l’AFD tente d’imposer une réforme du statut de ses agents moins protectrice pour ces derniers, et qui risque de creuser les inégalités entre salariés. Face à un dialogue social jugé « délétère », plusieurs syndicats ont claqué la porte.

Les dérives de l’aide française au développement

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 © Photo Sébastien Calvet / Mediapart © Photo Sébastien Calvet / Mediapart

En Afrique, l’Agence française de développement, symbole de la solidarité de la France envers le monde, finance à coups de milliards d’euros des projets dont les premiers bénéficiaires sont les entreprises françaises, et s’abrite derrière le secret bancaire pour ne pas dévoiler ses pratiques.

Les humanitaires vent debout contre le traçage de leurs bénéficiaires

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Des habitants d'Ifotaka (Madagascar) reçoivent des suppléments alimentaires pour enfants dans le cadre d'un projet de lutte contre la malnutrition de l’ONG française Acted, le 14 décembre 2018. © RIJASOLO / AFP Des habitants d'Ifotaka (Madagascar) reçoivent des suppléments alimentaires pour enfants dans le cadre d'un projet de lutte contre la malnutrition de l’ONG française Acted, le 14 décembre 2018. © RIJASOLO / AFP

L’Agence française de développement veut contraindre les ONG à contrôler l’identité des bénéficiaires de ses aides, au nom de la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent. Cette pratique menace certains programmes d’urgence, selon 170 organisations.

L’aide au développement, une longue hypocrisie française

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 © Photo STF / AFP © Photo STF / AFP

Pour le chercheur Philippe Marchesin, auteur d’un livre récent sur l’aide publique au développement en France, « l’aide » française a historiquement toujours été opaque et intéressée. Il craint que la nouvelle loi sur le « développement solidaire », votée en août, ne change pas fondamentalement la donne.