Turquie, portrait d’un pays sous les barreaux

Cinq ans après le putsch raté du 15 juillet 2016, l’administration conduite par le président Recep Tayyip Erdogan a repris en main l’armée et expurgé le pays des réseaux gulenistes, qu’elle accuse d’avoir fomenté la sédition. Mais elle mène encore une répression de tous les instants, devenue un marché juteux pour la corruption.

Enlèvements, torture et disparitions, le sombre visage de la Turquie d’Erdogan

Par Rosa Borlun
Arrestation d’un soldat qui aurait participé au coup d’État militaire à Istanbul. © Ozan Kose / AFP Arrestation d’un soldat qui aurait participé au coup d’État militaire à Istanbul. © Ozan Kose / AFP

Cinq ans après la tentative manquée de coup d’État qui l’a visé le 15 juillet 2016, le président turc semble s’être mis à l’abri de toute nouvelle velléité de renversement. Mais à quel prix ? Premier volet de notre série : la répression se poursuit à bas bruit.

La communauté güleniste et ses richesses, proies du régime turc et des mafias

Par Zafer Sivrikaya
Des portraits de Fethullah Gülen et Recep Tayyip Erdogan dans une boutique de Gaziantep en 2014. © Photo Ozan Kose / AFP Des portraits de Fethullah Gülen et Recep Tayyip Erdogan dans une boutique de Gaziantep en 2014. © Photo Ozan Kose / AFP

Depuis le coup d’État manqué de juillet 2016, le mouvement religieux de Fethullah Gülen, ainsi que certains de ses affiliés, réels ou supposés, suscitent la convoitise de membres de la police, des renseignements, de la justice et de la mafia. Chantages et corruption à l’appui. Deuxième volet de notre série.

Comment Erdogan a redessiné sur mesure l’armée turque

Par Zafer Sivrikaya
Recep Tayyip Erdogan assiste à la cérémonie de remise des diplômes des officiers et sous-officiers de l'Académie de gendarmerie et des garde-côtes à Ankara, en Turquie, le 23 août 2019. © Photo Cem Oksuz / Anadolu Agency via AFP Recep Tayyip Erdogan assiste à la cérémonie de remise des diplômes des officiers et sous-officiers de l'Académie de gendarmerie et des garde-côtes à Ankara, en Turquie, le 23 août 2019. © Photo Cem Oksuz / Anadolu Agency via AFP

Le coup d’État manqué du 15 juillet 2016 a fourni au président turc l’occasion d’une refondation de l’institution militaire autour de cadres acquis au pouvoir, pour en faire un nouvel outil au service du régime.

Décimé en Turquie, le mouvement güleniste perdure hors du pays

Par
Un partisan pro-Erdogan marche sur une affiche représentant Fethullah Gülen lors d'un rassemblement sur la place Taksim, à Istanbul, le 18 juillet 2016. © Photo Ozan Kose / AFP Un partisan pro-Erdogan marche sur une affiche représentant Fethullah Gülen lors d'un rassemblement sur la place Taksim, à Istanbul, le 18 juillet 2016. © Photo Ozan Kose / AFP

La répression qui a suivi le coup d’État manqué de 2016 semble avoir porté un coup fatal à la communauté du prédicateur Fethullah Gülen en Turquie. Mais ses réseaux restent actifs à l’étranger, malgré les pressions turques contre les pays hôtes et les enlèvements de cadres gülenistes.