Décimé en Turquie, le mouvement güleniste perdure hors du pays

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La répression qui a suivi le coup d’État manqué de 2016 semble avoir porté un coup fatal à la communauté du prédicateur Fethullah Gülen en Turquie. Mais ses réseaux restent actifs à l’étranger, malgré les pressions turques contre les pays hôtes et les enlèvements de cadres gülenistes.

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Istanbul (Turquie).– Le mouvement de Fethullah Gülen a vu s’abattre sur lui une répression féroce en Turquie au lendemain du coup d’État manqué du 15 juillet 2016, qui a coûté la vie à 250 citoyens turcs et qu’Ankara lui a imputé. Limogeages, emprisonnements, enlèvements, confiscations de biens… tous les moyens ont été employés par le gouvernement pour expurger de l’administration et de la société turque les réseaux gülenistes, qui avaient étendu leurs ramifications en toute quiétude pendant la première décennie au pouvoir du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, alors allié du leader religieux.