PPP du stade Vélodrome : la ville de Marseille risque de trinquer

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Le loyer du partenariat public-privé, passé par Marseille avec Bouygues pour rénover son stade, présente comme toujours tous les signes du désastre financier. La ville a dû baisser le loyer fixe réclamé à l'OM. La part variable s'appuie sur les résultats du club. Il faudra une très, très bonne saison pour couvrir les loyers !

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Décidés souvent dans l’urgence de la candidature de la France à l’Euro 2016, les partenariats publics-privés destinés à construire, rénover ou agrandir les stades révèlent aujourd’hui des couacs inattendus lors de leurs signatures. À Lille, la communauté urbaine Lille Métropole espérait lors de l’inauguration de son grand stade en 2012 récupérer entre 3 et 3,8 millions d’euros par an grâce une opération de “naming” (accoler un nom de marque au nom du stade). Faute d’offre suffisante, l’écrin a finalement été baptisé en juin 2013 Stade Pierre Mauroy. Par ailleurs, Eiffage, l'exploitant de l'enceinte, fait l’objet d’une information judiciaire ouverte à l’automne 2012 sur les conditions d’attribution du stade. À Marseille, un véritable psychodrame s'est joué ces derniers jours entre la ville et l'équipe de foot, l'Olympique de Marseille, à propos du Vélodrome, objet d'un PPP entre la ville et Bouygues, constructeur et exploitant du nouveau stade. Celui-ci sera inauguré le 7 septembre.