Crise en Europe de l'Est: les leçons oubliées de Bangkok

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Le premier ministre hongrois a évoqué dimanche à Bruxelles le danger qu'un «nouveau rideau de fer» divise l'Europe. Les institutions européennes n'ont pas su empêcher certains des nouveaux Etats membres de tomber dans les pièges qui ont provoqué la crise partie de Thaïlande en 1997, mais aussi la grave récession au Portugal au début de ce siècle. De l'incapacité à apprendre de l'histoire. Parti pris.

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Hasard du calendrier, la présidence tchèque de l'Union européenne organisait lundi 2 mars à Prague une conférence pour célébrer les cinq ans de l'élargissement du 1er mai 2004 aux dix «nouveaux Etats membres». La veille, un sommet extraordinaire des 27 à Bruxelles avait surtout été marqué par la tiédeur de la solidarité manifestée par les «Grands» de la «Vieille Europe» vis-à-vis de pays dont la crise financière mondiale a mis en évidence la fragilité.
Ce qui frappe en l'occurrence, c'est le contraste entre ce goût pour les célébrations d'anniversaires et l'incapacité des dirigeants et des institutions à tirer les leçons d'une histoire pourtant récente. Car les mécanismes qui ont envoyé dans le mur certains des nouveaux Etats membres de l'UE, violemment dans le cas de la Lettonie et de la Hongrie, sont identifiés de longue date.