Accord Google: l’aveu de faiblesse de la presse

60 millions d’euros pour aider à la « transition numérique » : en acceptant de financer une partie des éditeurs de presse, dans le cadre d’un accord forcé par l’Élysée mais tenu secret, Google consolide sa position dominante. Les médias traditionnels admettent combien ils sont mal en point.

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Il a été reçu comme un chef d’État. Lorsqu’il s’est exprimé depuis l’Élysée, vendredi 1er février, pour annoncer que son entreprise s’engageait à verser 60 millions d’euros dans un fonds destiné à « faciliter la transition de la presse vers le monde numérique », Eric Schmidt, le président de Google, était debout, aux côtés de François Hollande, derrière un pupitre identique en tout point. L’accueil qui lui a été fait, comme les mots qu’il a prononcés, ont confirmé la puissance incontournable qu’est devenue Google dans le système d'information en France. Ils ont souligné, dans un jeu de miroir cruel, la faiblesse d’une presse aux abois, dont le modèle économique est désormais insuffisant pour la faire vivre.

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