Pascal Lokiec: «Les ordonnances portent quasi exclusivement sur la flexibilité»

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Pour le professeur à l'école de droit de la Sorbonne (Paris-I), les ordonnances réformant le code du travail, présentées par le gouvernement le 31 août, restent déséquilibrées en faveur de la flexibilité, oubliant les garde-fous pour sécuriser les salariés et permettre un dialogue social dans la confiance. Une occasion manquée, dit-il.

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Pascal Lokiec, professeur à l'école de droit de la Sorbonne, ne se pose pas comme un opposant farouche à une évolution des règles régissant les relations entre salariés et employeurs ainsi que de celles organisant le dialogue social dans l'entreprise. Pourtant, avec ces cinq ordonnances modifiant en profondeur le code du travail, il considère que l'occasion a été manquée de trouver un juste équilibre entre de nouveaux avantages concédés aux entreprises – comme celui de moins sanctionner les vices de forme lors d'un licenciement – et des avancées pour les salariés.