Loi sur le travail: malgré la dispersion syndicale, une semaine à haut risque pour Matignon

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Semaine à haut risque pour Matignon, qui reçoit les syndicats ce lundi jusqu'à mercredi autour de la loi sur le travail. Ces derniers avancent dispersés. Les contestataires tenteront de transformer mercredi sur le terrain, aux côtés des organisations de jeunesse, la formidable mobilisation citoyenne partie du Web, les réformistes se rassembleront pour faire de la pédagogie samedi.

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Les syndicats « contestataires » (CGT, FO, Solidaires et FSU, la première fédération de l’enseignement) seront dans la rue mercredi 9 mars – et les jours suivants si la mobilisation prend, portée par la jeunesse dont l’implication sera déterminante – avec les organisations étudiante (UNEF) et lycéennes (FIDL, UNL). Mais pas les syndicats dits « réformistes » (CFDT, UNSA, CFTC, CFE-CGC). Ces derniers ont la hantise des logiques trop protestataires, et « pas envie de renverser le gouvernement, encore moins de faire émerger un Podemos à la française, comme certains », ironise un cadre cédétiste. Ils feront donc bande à part trois jours plus tard, en tractant, samedi 12 mars, sur les marchés pour faire pression à leur façon avant la grande réunion entre Matignon, le patronat et les syndicats, le 14 mars. Et ils appelleront peut-être à manifester le 31 mars si le gouvernement ne rééquilibre pas son projet de réforme du code du travail.