«Le Monde» en passe de croquer «le Nouvel Obs»

Par

Étrange retournement de situation : alors qu'en 2010, Claude Perdriel, patron de l'hebdomadaire, faisait campagne contre le trio Bergé-Niel-Pigasse pour racheter Le Monde, c'est aujourd'hui ce dernier qui devrait racheter Le Nouvel Observateur. Le trio BNP prendrait 65 % du capital en injectant 13,5 millions d'euros.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

« Des gens totalement ignorants de la presse vont arriver comme des apprentis sorciers », il y a même des « conflits d’intérêts possibles » entre Le Monde et les fonctions de Matthieu Pigasse (banque Lazard) et Xavier Niel (groupe Iliad). De qui ces paroles peu amènes ? De Claude Perdriel, le fondateur du Nouvel Observateur. C’était le 16 juin 2010, lors d’un déjeuner avec quelques journalistes (lire ici un ensemble de tweets de Fabienne Schmidt). L’alors président du conseil de surveillance de l’hebdomadaire de la place de la Bourse était engagé dans une bataille à couteaux tirés avec le fameux trio BNP (Bergé, Niel, Pigasse) pour prendre le contrôle du groupe Le Monde (le quotidien, Télérama, La Vie et Courrier international notamment).