Harcèlement sexuel: ces entreprises qui achètent le silence des femmes

En toute discrétion, des accords sont passés entre des employeurs et des salariées qui ont été victimes de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. Ces victimes ont souvent été licenciées après avoir été déclarées inaptes par la médecine du travail.

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Claire, 37 ans, était cadre supérieure dans une administration. Pendant des mois en 2016, elle a été harcelée par son directeur, sans réaction de sa hiérarchie pendant de longs mois. Jusqu’à ce qu’elle porte plainte après qu’il eut tenté de la forcer à l’embrasser. Après une enquête interne, son agresseur sera licencié, mais Claire sera déclarée inapte et licenciée à son tour. Elle décide alors de saisir les prud’hommes dans l’espoir que son inaptitude soit reconnue comme la conséquence du harcèlement qu’elle a subi. Son avocate lui conseille alors de négocier un accord à l’amiable. Claire accepte et obtient 100 000 euros, contre l’obligation de ne jamais évoquer le harcèlement qu’elle a subi et d’abandonner ses poursuites aux prud’hommes.