Les extrémistes juifs, une plaie au cœur d’Israël

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Fin avril 2016, le Shin Bet s’est félicité d’avoir porté un coup d’arrêt au « terrorisme juif », après une série d’arrestations dans le milieu des « jeunes des collines », soupçonnés d’attaques envers des Palestiniens. Mais les frustrations et la colère de cette nébuleuse radicale constituent toujours une bombe à retardement au cœur d’Israël.

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Jérusalem, Esh Kodesh (Cisjordanie), de notre envoyée spéciale.-  Chemisette blanche et kipa tressée sur le crâne, Itamar Ben-Gvir a le visage bonhomme, presque poupin. Cet Israélien de 39 ans est pourtant loin d’être un enfant de chœur. Issu d’une famille laïque et bourgeoise installée à Mevasseret Tsion, sur les hauteurs de Jérusalem, il a milité dans son adolescence pour le Kach, un parti nationaliste religieux et anti-arabe fondé par le rabbin américain Meir Kahane. « J’ai reçu une éducation qui m’a poussé à penser par moi-même, sans prêter attention à ce que les autres en diraient. Et dès mon plus jeune âge, j’ai vu le grand danger que représentaient certains groupes pour l’État d’Israël », raconte-t-il.