Chez Bosch à Rodez, la course de vitesse contre l’effondrement du diesel

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Les ventes chutent à toute vitesse en France et en Europe. L’usine aveyronnaise, qui ne produit que des éléments de moteurs Diesel, doit trouver de toute urgence des pistes de diversification. Les salariés ont accepté de financer en partie le chômage partiel qui sera inévitable dans les prochaines années, et ils s’inquiètent.

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Onet-le-Château (Aveyron), envoyé spécial.- Comment faire face à la chute brutale – bien plus brutale que prévu – de son carnet de commandes, dans un contexte de défiance généralisée à l’encontre de son produit phare ? Depuis le début de l’année, la question donne des sueurs froides aux salariés et à la direction de l’usine Bosch de Rodez (Aveyron), qui produit exclusivement des éléments de moteurs Diesel. Au-delà, c’est tout le département qui s’inquiète : l’apport économique de l’usine et de ses 1 500 salariés est irremplaçable pour ce territoire rural et peu industrialisé, où seul l’hôpital public emploie plus de monde.