La crise financière, «comédie sérieuse en alexandrins»

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Frédéric Lordon raconte trois années de crise financière en alexandrins. Lecture avec Jacques Bonnaffé en grand méchant banquier et Denis Podalydès en président français.

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«Mais, grands dieux, quelle idée?», s'interroge l'économiste Frédéric Lordon en postface de son dernier ouvrage, D'un retournement l'autre, récit de la crise financière en quatre actes, et en alexandrins (Seuil, 14 euros). Quelle idée en effet, pour un directeur de recherche au CNRS, auteur de divers essais implacables sur la crise en cours, de s'être lancé dans un projet pareil? C'est que l'alexandrin, prévient Lordon, «bouffonnise à souhait et fait les Précieux ridicules, mais peut aussi se charger d'une nuée plombée et annoncer des orages».