La Grèce, épreuve de vérité pour la zone euro

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Le scénario catastrophe évoqué au début de 2009 est en train de se réaliser: la Grèce s'enfonce dans la faillite. Mardi, les agences de notation ont dégradé la note de la dette publique grecque, la classant dans la catégorie de produits risqués. Les marchés s'inquiètent de l'endettement public d'Athènes. Pour la zone euro et la Banque centrale européenne, cela constitue la première épreuve de vérité. Jusqu'où les pays européens sont-ils prêts à répondre des finances publiques grecques?

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L'épreuve de vérité se dessine pour l'euro et la banque centrale européenne. Après l'écroulement de Dubaï, les doutes commencent à affluer sur les pays de la zone euro et sur leurs capacités à faire face aux montagnes de dettes accumulées dans les bilans publics. Après avoir fermé les yeux pendant des mois, les agences de notation sentant la panique monter cherchent comme à leur habitude à se couvrir et commencent à sonner l'alarme. Mardi 8 décembre, l'agence Fitch a abaissé la note de la dette publique grecque, la faisant passer de A- à BBB+, une note considérée comme catégorie risquée. Moody's et Standard & Poor's, les deux autres grandes agences, ont annoncé qu'elles plaçaient la dette grecque «sous surveillance négative», ce qui signifie un abaissement prochain.