La Deutsche Bank, symbole des errements de la régulation, est en chute libre

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Une vraie panique boursière est née autour de la Deutsche Bank. Autrefois révérée, la première banque européenne fait peur, en raison de son passé, de ses positions. La contagion s’étend à tout le secteur bancaire. L’occasion ratée d’une vraie régulation bancaire se rappelle au bon souvenir de tous.

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La situation a un air de déjà-vu. Aux prises avec une panique boursière, la direction de la Deutsche Bank a publié dans l’urgence, lundi 8 février dans la soirée, un communiqué pour rassurer les investisseurs financiers. La banque, assurait-elle, n’avait aucun problème de liquidités. Elle serait capable d’assurer le paiement des coupons obligataires de 350 millions d’euros, dus en avril. Dans la matinée de mardi, la direction du premier établissement bancaire européen doublait le message auprès de ses salariés. La Deutsche Bank est « solide comme un roc », y soutient la direction. Même le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a envoyé un message de soutien. « Je n’ai aucune inquiétude sur la Deutsche Bank », a-t-il affirmé avant une réunion à Paris.