Alain Deneault dénonce la «censure douce» qui nourrit le capitalisme contemporain

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Entretien avec le philosophe canadien Alain Deneault sur le fonctionnement du capitalisme contemporain, son recours à la censure « douce » et l’omniprésence de la pensée managériale. À propos de la politique d'Emmanuel Macron, il résume : « Cette façon d’intégrer les enjeux dans une approche managériale constitue un déni du politique et une confiscation de l’activité de la pensée politique. »

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Alain Deneault est directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris. Canadien d’expression française, il a longtemps et longuement écrit sur le fonctionnement des paradis fiscaux ou sur les méthodes peu recommandables des multinationales. Ses ouvrages Paradis fiscaux : la filière canadienne (Écosociété, 2014) ou Noir Canada (Écosociété, 2008) ont alimenté la chronique au-delà même des frontières canadiennes. En 2015, son ouvrage La Médiocratie (Lux) soulignait combien la « gouvernance » des entreprises donnait le pouvoir à la médiocrité.