« LuxLeaks 2 »: le parlement européen prêt à enquêter, mais pas trop

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L’Icij publie une deuxième série de révélations sur les « rulings » fiscaux accordés par le Luxembourg à de grandes entreprises, dont Disney. Cette fois, les quatre gros cabinets d’audit internationaux sont concernés. Mais le parlement européen n’est pas décidé à lancer une commission d'enquête. Une bonne partie de la « grande coalition » droite-gauche fait bloc pour ne pas déstabiliser Juncker.

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« LuxLeaks », deuxième vague. Les médias et les journalistes regroupés sous la bannière de l’Icij (Consortium international des journalistes d’investigation) ont publié mardi 9 décembre au soir une nouvelle série de documents détaillant les accords secrets passés par le fisc luxembourgeois avec des multinationales pour leur garantir de payer un impôt presque nul. Cette série de révélations est moins imposante que celle publiée un mois plus tôt, qui dévoilait 548 de ces « rulings » : l’Icij a publié seulement 50 nouveaux documents, impliquant 35 entreprises. Mais pas des moindres : Walt Disney, Skype, Bombardier ou Koch Industries, conglomérat employant 100 000 salariés dans le monde et propriété des fantasques frères Koch, grands argentiers de la droite américaine la plus conservatrice.