Dans un pays aussi foncièrement il-libéral que la France, qu’il s’agisse de ses institutions politiques ou de la « culture » économique de ses habitants et de ses « élites », s’éloigner si peu que ce soit de la doxa étatiste provoque immédiatement l’anathème, le mot en « l ». Ainsi du programme présenté par Emmanuel Macron, sans surprise étiqueté « libéral ». Vraiment ? Passé au crible de quelques principes libéraux élémentaires, les propositions économiques du candidat d’En marche ! procèdent d’un libéralisme très modéré, que l’on pourrait qualifier de furtif.