Proche et Moyen-Orient

La liberté de Nasser Abu Srour, accroché à son mur

Arrêté en 1993, l’écrivain explore ses 32 années dans les prisons israéliennes dans un livre, « Je suis ma liberté », récompensé par l’Institut du monde arabe. Aujourd’hui exilé de force en Égypte, il raconte « l’état sauvage » dans lequel survivent les détenus palestiniens.

Clothilde Mraffko

Jérusalem.– Nasser Abu Srour est méticuleux. Au bout de quelques minutes de conversation, sentant que le rythme est allé trop vite, il fait mine de rembobiner et recommence : « Bonjour, comment ça va aujourd’hui ? » Toute la vie de l’écrivain palestinien, âgé de 56 ans, a été contrainte par des murs. Il est né à l’ombre de celui du camp de réfugié·es d’Aïda, à Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie, où ses parents ont échoué après avoir été chassés de chez eux lors de la Nakba, l’exode forcé de centaines de milliers de Palestinien·nes à la création d’Israël, en 1948.

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